Retraites, Fret,
à nous de jouer !

Avec deux millions de manifestants et de nombreux arrêts de travail, la journée d’action unitaire du 24 juin sur le dossier des retraites a démontré le refus et le rejet des salariés du privé, du public et des retraités d’une réforme qui amputerait le niveau des pensions et remettrait en cause les droits des systèmes de retraite par répartition.
À la SNCF, 46 % des cheminots étaient en grève, répondant à l’appel des fédérations CGT, UNSA, Sud-Rail et CFDT. Pour une corporation qui ne serait pas concernée selon le gouvernement et la direction de la SNCF, la réponse est cinglante !
Dans la suite, les rendez-vous programmés du 13 juillet devant les préfectures, jour de la présentation du projet de loi au Conseil des ministres, et du 7 septembre par une journée de mobilisation et de grèves doivent contribuer à confirmer les coups portés à un gouvernement affaibli par les premières mobilisations, et dont la cote de popularité n’a jamais été aussi basse.
C’est d’abord l’emploi et le niveau des salaires qui sont responsables de la situation des retraites. Par ailleurs, une autre répartition des richesses permettrait aisément de maintenir les systèmes par répartition, solidaires et équitables, à l’inverse de la capitalisation et des fonds de pensions soumis aux humeurs des « parieurs » de la finance. En témoignent les retraités et salariés britanniques dont les fonds de pension ont placé leur argent dans les actions de BP aujourd’hui en chute, et qui voient fondre le niveau espéré de leur retraite.
C’est le même BP qui, économisant sur la sécurité pour mieux satisfaire les actionnaires, est l’auteur du plus grand désastre écologique de la planète dans le golfe du Mexique.
Non, environnement et profit ne peuvent faire bon ménage !
À la SNCF, le « schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises » suit la même logique de rentabilité. En abandonnant 60 % des trafics de lotissement ce plan contredit les engagements gouvernementaux de transfert modal et de réduction des gaz à effet de serre.
C’est un des enseignements du colloque Fret organisé le 15 juin 2010 par le CCE qui a rassemblé 250 personnes au théâtre Traversière à Paris. S’appuyant sur une étude coproduite avec le CE Fret, il a très majoritairement fait ressortir l’exigence de stopper le schéma directeur du fret, pour mettre en œuvre les conditions d’un véritable développement de Fret SNCF.
En effet, des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dénoncer des choix qui vont à l’encontre des besoins de la nation et du développement durable.
C’est ainsi que les organisations syndicales, des ONG, des associations d’usagers et des élus progressistes de diverses sensibilités politiques exigent de revoir d’urgence le plan Fret, avec notamment un moratoire.
Dans un communiqué, des professionnels de l’industrie et des transports rejettent également les projets d’abandon partiel de l’activité du wagon isolé.
La raison est majoritaire, elle doit l’emporter !
À l’heure où certains ont décidé d’ouvrir les paris (en ligne), à nous de jouer ! Misons sur les mobilisations à venir, et cet été, pas de retraite pour les luttes !
Paris le 16 juillet

 

 
 

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Évolution de l’emploi en 2009
Encore moins d’emplois à la SNCF en 2009

Rapport annuel sur l’activité de l’entreprise
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Participation de l’employeur à l’effort de construction (PEEC) seniors
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Regime de retraite supplémentaire
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Rapport annuel sur la sécurité
Des interrogations et des inquiétudes