« La riposte unitaire
du 18 octobre
s’impose à tous ! »

Rentrée inédite s’il en est, pour le moins, celle-ci sous l’empreinte de la « social-sarkozie » n’est pas banale. L’hyperprésident, comme on pouvait s’en douter, a depuis son élection ouvert nombre de chantiers, multiplié les interventions, enchaîné les discours programmes, convoqué plusieurs conférences et donné, avant même qu’elles ne se tiennent, les résultats.
Votées en urgence cet été et en sessions parlementaires
extraordinaires, quatre lois complètent déjà le tout et prennent place dans le champ législatif. Paquet et bouclier fiscal pour les plus aisés, restriction du droit de grève, autonomie des universités, durcissement pénal, rien n’est laissé au hasard et l’ambition est désormais clairement affichée : en finir avec le modèle social français.
L’action se voulant en rupture et au service du libéralisme, les résistances sont sous le coup d’un feu nourri. Les attaques fusent de tous côtés et à nouveau, en tant que cheminots, taxés de privilégiés, nous nous retrouvons en première ligne, pointés du doigt et jetés à la vindicte populaire.
Que je sache, nos conditions de travail et notre statut n’ont pourtant rien de commun avec celles et celui des actionnaires !
Dans cette frénésie à tout vouloir chambouler au plus vite, notre direction nationale n’est pas en reste, et ce au moment même où elle aurait dû commémorer le 70e anniversaire du décret ratifiant la faillite des compagnies ferroviaires privées du début du siècle dernier, et promulguant à leur place la SNCF. Adoptant la méthode et le rythme du gouvernement, elle entend imposer en automne un calendrier serré pour des concertations menées au pas de charge. Salaire, retraite, fret SNCF, dialogue social et continuité du service public dans les transports, accord travailleurs handicapés, gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences, sans oublier les concertations régionales sur les déclinaisons locales du programme « nouvelle dynamique des proximités » sont les dossiers annoncés. Quant aux négociations, si toutefois il y a matière à celles-ci, nous pouvons d’ores et déjà parier, l’exemple venant du plus haut, que cette même direction ne soit guère encline à vouloir transiger sur ses intentions et objectifs.
Sauf que ce type d’agenda, dit social, est bien souvent imprévisible. Pour preuve, le recul sur le CPE, la TVA sociale…
De fait, une rentrée pas banale sur la voie de la démesure et du défi qu’il nous faut relever, sous peine de subir une refonte majeure de l’entreprise et un recul social à la clef sans précédent. Dès lors, dans ces semaines à venir, sans hésiter, la riposte unitaire du 18 octobre s’impose à tous !

Paris, le 28 septembre 2007

 
 

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