« Il faut
s’organiser ! »

Nous en avons fini avec la parenthèse électorale. L’engouement pour la campagne présidentielle n’aura laissé que peu de place pour celle des législatives. Toutefois, des flots paisibles de la grande bleue au large de Malte, chers au nouveau locataire de
l’Élysée pour « habiter la fonction de président et prendre la mesure de la gravité de sa charge », la vague annoncée de même couleur n’aura pas déferlée sur le Palais Bourbon. L’emménagement des lieux du pouvoir n’en est pas différé pour autant. Quant à la mesure de la gravité de cette charge, avant même la nouvelle session parlementaire programmée jusqu’à la mi-août, elle est déjà perceptible pour nombre de salariés.
L’euphorie des promesses électorales est en effet éphémère et ce d’autant plus, en attestent les mobilisations pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail, le logement, le transport, la santé,… que cette période n’a pas engendré de pause revendicative. Après le temps des discours vient celui de leur concrétisation et les remèdes annoncés s’avèrent parfois pires que les maux auxquels ils sont destinés.
Dans ce contexte, n’en déplaise aux adeptes de TVA dite sociale ou autres artifices du même genre, la sanction ne se fait pas attendre. Celle du second tour du scrutin pour la députation est sans appel et confirme la priorité donnée aux préoccupations du monde du travail. Terrain privilégié de l’action syndicale, elle ne saurait autoriser l’opposition entre la démocratie politique et celle sociale que ce nouveau gouvernement appelle de ses vœux. Notons sur le sujet que ce dernier n’est d’ailleurs pas à une contradiction près : prônant la rupture avec les acquis de mai 68, il annonce pour l’automne un « Grenelle de l’environnement ». Une occasion à ne pas manquer pour se remémorer le contenu de ces accords, défendre le ferroviaire et Fret SNCF.
Quoi qu’il en soit, face à ces dirigeants qui n’hésitent plus à exhiber leur proximité assumée avec le patronat et le monde de la finance à la tête aujourd’hui des principaux médias, le mouvement syndical va être mis à rude épreuve. Face à ce pouvoir entreprenant et manœuvrier qui ne fait pas mystère de sa volonté, selon les cas, d’ignorer, de contourner, d’affronter ou de diviser les organisations syndicales, nous ne pèserons que par notre nombre à y prendre place et notre détermination.
Tout n’est pas joué et l’heure n’est pas aux atermoiements. Pour améliorer sa propre situation et participer collectivement à la défense des droits des salariés, il faut s’organiser ! Alors, tous et de partout, prenons pied dans le syndicalisme. Ensemble, tous ensemble, adoptons une « offensive syndicale-attitude »…
Paris, le 18 juin 2007

 
 

Évolution du pilotage de la branche Fret
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Budget 2007 du CCE
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Évolution de l’emploi 2006
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Évolution des caisses de retraite et de prévoyance
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Convention de gestion RFF/SNCF
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