Valoriser Les infrastructures
existantes pour…

À court terme : une logistique urbaine
L’utilisation des plates-formes marchandises SNCF à l’intérieur de Paris peut permettre d’offrir une alternative au système “tout routier“ pour l’approvisionnement et la collecte de marchandises dans la capitale, à condition de restructurer les infrastructures logistiques.
La Petite Ceinture pourrait devenir le maillon central d’une chaîne logistique urbaine : Les gares de marchandises principales pourraient offrir un service logistique complet (stockage, groupage, dégroupage des marchandises, valorisation, etc…) en devenant des plates-formes de rupture de charge ou de formation des trains (trains complets ou trains multilots); Les marchandises pourraient emprunter la Petite Ceinture, via un matériel adapté (peu bruyant et peu encombrant), pour être acheminées au plus près de leur desserte finale.
Plusieurs zones de stockage et directement reliées à la route existent le long de la Petite Ceinture. La collecte et/ou la distribution finale des marchandises s’effectueraient à partir de ces gares et points relais par des véhicules non polluants.
La Petite Ceinture permet de relier l’ensemble des plates-formes ferroviaires et logistiques de la capitale, donne de la souplesse au système logistique et libère des sillons dans un contexte de saturation du réseau ferré en Île-de-France.


 

développer une réelle
logistique urbaine

À long terme : le maillage du réseau voyageurs
Les projets fret doivent être envisagés dans une complémentarité avec les projets voyageurs sur la Petite Ceinture.
Compte tenu des besoins de transports en Île-de-France, il convient de développer prioritairement les projets de transports en commun pour les déplacements interbanlieues et les projets permettant de mailler le réseau SNCF/RATP.
La Petite Ceinture, en complémentarité avec les autres projets voyageurs inscrits au contrat de plan (tangentielles, rocade de tramway, etc…), peut devenir un équipement périphérique ferroviaire, fonctionnant à vitesse élevée (30 km/h) et avec peu de bruit, dans le but de mailler le réseau de métro, de RER et les lignes du transilien.

 


 

Investissements et échéances

La réutilisation de la Petite Ceinture va nécessiter un certain nombre d'investissements. En 2003, la révision du contrat de plan État/région 2000-2006 est une étape importante…

Investissement Fret
Dans l’immédiat, la valorisation de l’infrastructure pour le fret peut se faire avec des investissements faibles. La révision du contrat de plan est un moment privilégié pour réintroduire cette question dans le débat.
À long terme, des investissements lourds seront à prévoir et devront associer l’État, la Région, la SNCF, RFF et les chargeurs selon des scénarios à définir.

Investissements voyageurs
Le budget nécessaire à une réutilisation au trafic voyageurs nécessite d’importants investissements, en particulier en raison de la création de pôles d’échange ( de l’ordre de 10 à 15% du budget transport collectif du dernier contrat de plan État-Région, soit entre 0,45 et 0,69 million d’euros).

Des investissements à relativiser
Ces investissements sont à mettre au regard des coûts externes (pollution, nuisances…), générés par les transports en Île-de-France. En 1999, ceux-ci étaient de 7 milliards d’euros, soit en une seule année plus de 1,7 fois le montant total de l’enveloppe transport collectif de l’actuel contrat de plan 2000/2006.
L’intensification des flux de transports, (fret et voyageurs), devrait conduire à une hausse de 42% des coûts externes, entre 1995 et 2010 si des mesures énergiques ne sont pas prises pour réduire la part du trafic routier


 

Un projet à construire ensemble

Un consensus existe sur la réouverture de la Petite Ceinture au fret. Il doit permettre de valoriser un projet de mise en place de transport de marchandises à court terme, capable de servir de support à un projet voyageurs sur le moyen terme et respectueux du développement durable de l’Île-de-France.

Cela suppose
Une négociation dans la transparence et la concertation pour définir les différentes affectations possibles des emprises ferroviaires en privilégiant leur utilisation pour développer les solutions de transport (en particulier pour les gares de marchandises).
Le rétablissement de la continuité de la ligne au niveau de l’avenue de France et la modification du projet ZAC Rive-gauche.
L’élaboration par la SNCF d’un véritable projet structurant, à soumettre aux différents acteurs, institutionnels, politiques et citoyens, qui propose des solutions en particulier pour limiter le bruit pour le riverains et préserve le cadre de verdure de l’emprise.
L’intégration claire des différents projets en cours et à venirqui permettent la réduction de la place de l’automobile en Île-de-France tout en offrant une alternative de transports en commun.
L’organisation d’une véritable coopération entre les entreprises de transport et en particulier entre la RATP et la SNCF qui remplace la concurrence actuelle.
La révision en 2003 du contrat de plan État/Région 2000-2006 peut être un moment privilégié pour remettre au cœur des discussions la question de la réouverture de la Petite Ceinture.


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