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La petite ceinture, une
infrastructure
d'avenir pour la région
Longtemps jugée utopique, lidée
dune réutilisation de la Petite Ceinture ferroviaire
au trafic commence à faire son chemin. Dans une région-capitale
confrontée à une explosion des déplacements,
à de graves problèmes de pollution et de santé,
nombreux sont ceux qui pensent que cette infrastructure pourrait
jouer un rôle de desserte locale dans lacheminement
du fret, mais aussi dans le trafic voyageurs au sein de lÎle-de-France.
Loin de rentrer en concurrence avec des projets existants ou à
venir, elle pourrait contribuer au nécessaire rééquilibrage
du transport de marchandises en faveur du rail et ainsi limiter
fortement la place des camions dans Paris et dans la banlieue.
Aussi, les cinq comités détablissements régionaux
dÎle-de-France de la SNCF (Paris-Rive gauche, Sud-Est,
Est, Nord, Saint-Lazare) et le comité détablissement
SNCF clientèle se sont mis en commun pour commander une étude
sur les possibilités et les enjeux offerts par une telle
infrastructure.
Aujourdhui, cette étude terminée, les cheminots
parisiens la rendent publique.
Ainsi, ils souhaitent ouvrir le débat avec tous ceux (usagers,
habitants de la région, associations, élus) qui veulent
participer à la construction dun projet
de transports ferroviaires soucieux du développement durable
de la région et respectueux du bien commun.
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149 ans d'histoire
1853
Ouverture à la circulation du premier tronçon entre
Batignolles et La Chapelle.
1862
La ligne compte 14 kilomètres de voies entre La Rapée
et Batignolles.
1869
La voie ferrée forme une boucle autour de Paris.
1900
40 millions de passagers voyagent sur la Petite Ceinture.
Années 20
Concurrencée par le métro
et lautomobile, la Petite Ceinture perd progressivement des
voyageurs.
1934
Fin du trafic voyageurs.
1960
Démantèlement du viaduc dAuteuil. La Petite
Ceinture perd son caractère circulaire.
1988
Réutilisation dune partie de la Petite Ceinture (ligne
dAuteuil et raccordement de Boulainvilliers) pour la nouvelle
branche de la ligne C du RER.
1993
Suppression du trafic marchandises. 2002
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Quel développement pour l'Île-de-France
Augmentation des besoins
90% du trafic marchandises seffectue
par voie routière, 5,5% par les voies navigables et 4,5%
en chemin de fer. 93% du trafic marchandises a lieu en banlieue.
Une tendance à la hausse qui risque daggraver lasphyxie
de la capitale.
Entre 1997 et 2015, le trafic voyageurs au kilomètre devrait
augmenter de 42%.
Entre 1996 et 2020, le nombre de véhicules au kilomètre
devrait connaître une hausse de 53%.
Le fret
De 1997 et 2020, augmentation entre 49 et 106% : 84% du trafic par
la route, 14% le chemin de fer et 2% par les voies navigables.
Un coût pour la collectivité
Entre 1993 et 1997, les déplacements
des Franciliens ont connu une croissance de 17% (27% pour les déplacements
interbanlieues et en particulier pour la Grande Couronne +43%)
Part des déplacements
interbanlieues dans les déplacements en Île-de-France
en 1997 : 70%.
Lessentiel de laugmentation de lusage de la voiture
en Île-de-France (+40% entre 1983 et 1997 contre +10% pour
les transports en commun) provient de ces liaisons interbanlieues
pour lesquelles il nexiste pas doffre de transports
collectifs performante.
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Une réouverture envisageable
et utile
L'étude pointe les obstacles qui se
dressent dans le cadre d'une réouverture de la Petite Ceinture.
Cependant, et à bien y regarder, face aux enjeux économiques
et environnementaux posés, bon nombre d'entre eux peuvent
être levés avec une mise en cohérence des projets
actuels.
Les atouts
La seule infrastructure existante sur Paris
en site propre intégral sur 35 kilomètres de long,
(dont 23 de voie ferrée).
645 500 personnes et 288 000 emplois sont situés à
moins de 500 mètres de la voie ferrée.
La Petite Ceinture offre la possibilité de mailler le réseau
: connexions avec 9 lignes de métro, 5 lignes de RER et
lensemble des lignes de banlieue de la SNCF.
Pour le fret, la ligne met en relation les 5 gares parisiennes de
marchandises en service, (Les Batignolles, La Chapelle, La Villette,
Bercy, Austerlitz), ainsi que 5 autres gares qui pourraient être
créés ou réactivées (Evangile, Cours
de Vincennes, Les Gobelins, Rue de Rungis, Hôpital Georges-Pompidou).
Les handicaps
Les pressions foncières qui sont
exercées sur les terrains occupés par les gares de
marchandises. Pressions auxquelles la SNCF, RFF et les pouvoirs
publics ne sont pas toujours insensibles, dautant que Paris
manque déquipements publics.
Au niveau de lavenue de France, la voie est coupée
par un pont reliant la ZAC/ Paris-Rive gauche au boulevard des
Maréchaux.
Le bruit pour les riverains. La réponse passe par lédification
de murs antibruits ou la mise en place dune couverture légère.
Aucun crédit et aucun plan de financement de la part de RFF,
de la SNCF, des collectivités locales ou de lÉtat,
ne sont prévus.
La Mairie de Paris privilégie louverture dune
ligne de tramway sur le boulevard des Maréchaux. Une ligne
à vocation locale, tandis que la vocation de la Petite Ceinture
est régionale. Pourtant, les études réalisées
nont jamais pris en compte cette différence fondamentale.
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